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A fleur de peau


Mon amour du cuir m’a conduit dans un domaine flou et même trouble.

J’ai appris qu’une peau faisait au minimum deux peaux ! L’une en cuir pleine fleur, le derme, où étaient plantés les poils, la partie la plus noble et que j’utilise, l’autre en croute de cuir, c’est la partie inférieure, la chair ( la moins chère!), souvent utilisée pour faire les produits d’entrée de gamme.

J’ai vu des professionnels hésiter, c’est alors à la loupe qu’ils devaient examiner les dessins laissés par les follicules de l’animal pour faire la différence entre une vache et un veau !

J’ai découvert qu’une « vachette » était en réalité une vache ou un bœuf, voire un taureau ! On m’a indiqué que « veau » et « taurillon » étaient synonymes (sauf le prix) et que « veau » n’était le plus souvent qu’une appellation désignant de jeunes bovins. Quant à la nationalité d’une peau, est-elle celle de l’éleveur, du tanneur, du vendeur ?

Au final, mon seul critère de choix est de rechercher les fournisseurs de la Haute Maroquinerie française capable de confectionner les selles des chevaux de compétition comme les sacs des stars et princesses.

PS : Je vous rassure, « la peau de chagrin » n’existe plus, elle servait au XIXe siècle à la couverture et à la reliure des livres, elle était principalement faite de cuir d'onagre, il n’y a plus d’onagre dans nos campagne et plus de reliure pour nos livres numériques !

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